M'écrire encore

Quelle est ma place ?

Ça provoque toujours tout un tas d’émotions en moi. C’est si fréquent. Tellement qu’à force, les émotions en arrivent à graviter autour de moi, omniprésentes. Des émotions de toutes les couleurs, de tous les poids.
Des émotions souvent lourdes. De plus en plus lourdes à force de s’accumuler.
C’est fatiguant. Que faire ? Je prends conscience que je n’ai pas forcément mon rôle à jouer dans toutes les scènes.
Je pourrais être présente. Je dois être présente. On lui a si peu inculqué la vie. Je crois encore en lui. Je sais. Je sais ce qu’était sa vie. Et encore, j’en sais ce que j’en ai vu. Depuis très longtemps, depuis ses premiers pas, à peu de choses près. Après ses premiers pas, après la rupture de nos vies - (ce mot "rupture" prend une nouvelle signification,  plus intense, violente. Nos vies ce sont rompues) - un rythme de vie s’est instauré, un rythme dans lequel j’étais la seule à vivre 50/50 chez papa et chez maman. Alors je vivais les choses un peu en retrait, je crois.
Je savais déjà, mais je ne voyais pas vraiment. Je ne mesurais pas vraiment l’ampleur de la situation.
Je veux être là. Je ne sais pas toujours comment l’être. Mais il y a ce lien qui dépasse tout entre nous. Je ne sais pas tout, mais je sais.