M'écrire encore

← Retour au journal

juin 2016

Il sait... Je l'aime...

J'ai cette terrible sensation qu'il sait. Qu'il a compris la lutte qui se joue dans ma tête. J'ai l'impression qu'il a peur et pire, qu'il est déçu. Qu'il me le reprochera incessamment sous peu... La réalité, c'est que oui, je lutte. Je lutte contre un fantôme. Contre un passé encore trop présent dans ma tête, dans mes pulsions. Parce que c'est ça, ce sont des pulsions. Il y a ce que le conscient veut et ce que l’inconscient crie. Le conscient sait que je suis heureuse et amoureuse. Le conscient aime. L'inconscient s'en fout. L'inconscient est resté bloqué dans une vieille (...)

Ce silence...

Tu vois, ça me fatigue. Ce silence est tellement faible, tellement médiocre. Alors je repense... Je me plonge dans mes souvenirs et je me remémore celui que tu étais... Celle que tu as fait de moi... "Pleurnicharde" "Couillonne" "Gamine" "Tu te la pètes" "Oublie !" "Avance !" "Grandis, un peu !" "Tu n'as qu'à en rire" .. quand je tentais de te dire que j'avais mal, putain, papa, d'être la bête noire ! MAL ! "Fais exprès de ne pas le faire !" "Tais-toi !" ... "Ta gueule !" ... Pendant longtemps, j'ai revendiqué que tu m'avais donné de bonnes bases. Je crois que je tentais de me (...)

Sa fierté...

Il y a une fierté qui me manque Une fierté que j'attendais, que j'espérais tellement... Ce combat, c'était aussi pour lui, C'était aussi pour qu'une fois, il soit fier de moi, Je vis ma victoire avec un arrière-goût amer, Avec un manque, un silence qui pèse très lourd... Il y a pire, bien sûr, tellement pire... Mais ma souffrance à moi, elle est là... (...)

Va te faire foutre !

Le silence, l'ignorance, la peur de ressentir, Pour seule armure, l'absence, l'illusion de ne pas souffrir, Tout lâcher plutôt que vivre, se cacher derrière la rage, S'enfuir, juste survivre, s'interdire le paysage, Faire du mal, se faire du mal, incapable de se gérer, Ne pas renvoyer la balle, s'y accrocher par trop de fierté... Qu'as-tu fait de ta vie pour oser juger l'homme que j'aime ? Tu as cinq mômes, mais tu n'en vois plus aucun : c'est qui qui a un problème ? Tu as quatre frères et soeurs (cinq, mais n'en parlons pas...), tu n'en vois plus qu'une parce qu'ELLE entretient le (...)

Quelle est ma place ?

Ça provoque toujours tout un tas d'émotions en moi. C'est si fréquent. Tellement qu'à force, les émotions en arrivent à graviter autour de moi, omniprésentes. Des émotions de toutes les couleurs, de tous les poids. Des émotions souvent lourdes. De plus en plus lourdes à force de s'accumuler. C'est fatiguant. Que faire ? Je prends conscience que je n'ai pas forcément mon rôle à jouer dans toutes les scènes. Je pourrais être présente. Je dois être présente. On lui a si peu inculqué la vie. Je crois encore en lui. Je sais. Je sais ce qu'était sa vie. Et encore, j'en sais ce (...)

Recoller

Je dois tout recoller en moi. Je dois admettre ma défaite, celle dont je ne suis pas responsable. Je dois accepter de ne pas être responsable, de ne rien avoir à faire. J'ai envie de lui écrire une dernière fois. Lui écrire que je l'... mais que je le déteste, surtout ! Lui écrire qu'il n'est rien, qu'il est le seul responsable de sa solitude, qu'il a raté sa vie tout seul ! Que toutefois, je lui souhaite de trouver du bonheur dans ce qu'il lui reste et de ne pas trop souffrir des maux qu'il s'est infligé tout seul ! Lui écrire que PUTAIN c'est lui qui pue ! Que j'ai hâte (...)